16 février, 2009

Bienvenu(e) au pays de l’écomanagementlogie !

Les préoccupations environnementales dans l’opinion publique sont encore relativement récentes. De nombreux grenelles au niveau national et international, comme le Protocole de Kyoto sont organisés afin de définir des objectifs à atteindre pour préserver et valoriser notre patrimoine environnemental. Il est aujourd’hui généralement reconnu que l’impact des activités des entreprises mais aussi de chaque citoyen que nous sommes sur l’environnement n’est pas soutenable à long terme, ou, en tout cas, ne pourra pas être soutenu par tous après l’avancement du développement de pays tels que la Chine et l’Inde. En effet, la planète comporte des ressources limitées ne pouvant pas assurer les quantités électriques, chimiques et organiques pour permettre à 6 milliards de personnes de consommer autant que nous, citoyens (dont dirigeants d’entreprises…) de pays développés, faisons actuellement.

Il y a ainsi des motivations de plus en plus fortes, qu'elles soient légales, d’image ou de responsabilité citoyenne, pour introduire l’aspect environnemental et plus généralement le développement durable dans la gestion des entreprises. Cette prise en considération, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel, incite à l’innovation managériale et à l’innovation comptable. En effet, les décisions prises par les entreprises doivent, pour répondre aux préoccupations actuelles, prendre en compte les impacts de leurs activités sur l’environnement. Or, les prises de décisions reposent sur l’information fournie par la comptabilité de management. Nous croyons donc qu’il ne peut et pourra pas y avoir d’intégration des effets des interactions environnementales des entreprises sans une intégration des coûts et des bénéfices environnementaux au sein du système de comptabilité de management.


Plusieurs chercheurs, comme Diependaal et de Walle en 1994 ou encore Ditz, Ranganathan et Banks en 1995, se sont intéressés à ces coûts environnementaux et ont déterminé que les coûts de gestion de la pollution et des déchets pourraient représenter entre 2% et 20% du total des coûts opérationnels des entreprises. Ce différentiel s’expliquerait en partie par le manque de définitions consensuelles sur la nature des données environnementales à prendre en compte dans la comptabilité, i.e. sur la définition exacte de ce qu’est un coût ou un bénéfice environnemental.

Nous pouvons alors nous demander quels sont les coûts à intégrer à la comptabilité et plus particulièrement nous posons ici la question de savoir si il est nécessaire ou souhaitable de prendre en compte les coûts dits externes à des fins de gestion. Pour cela, nous devons d’abord commencer par définir ce qu’est un coût externe, par opposition aux autres types de coûts environnementaux, généralement déjà reconnus comme nécessaires à un calcul des coûts pertinents pour les entreprises.

Ainsi, nous vous invitons à découvrir le monde de l’ « écomanagementlogie » au travers de l’analyse des coûts et des bénéfices potentiels inhérents à l’intégration des données environnementales.
Bon voyage au pays de l’écomanagementlogie !


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