Une croyance forte pour les entreprises en terme d'environnement est que « l'environnement coûte cher ». En effet, si des coûts externes s’ajoutent aux coûts généralement considérés, la charge des entreprises pour produire un même produit augmente. C’est pourquoi, un moyen de diminuer ces charges est d’investir dans de nouveaux procédés techniques ou managériaux ! Il y a donc ainsi un « surcoût » d'investissement, ou plutôt un juste coût à subir pour assumer pleinement sa responsabilité (voir notre article sur la RSE).
Certaines mesures ou actions encouragent l’investissement dans les activités de recherche et développement inhérentes à l’environnement ainsi que dans la production propre (relatif à la notion de chaîne de vie d’une communauté : une entreprise rejette des extrants et une autre les réutilise en tant qu’intrants). Les surcoûts d’investissement entrepris par l’entreprise ou imposés par la législation peuvent alors se transformer en force.
Par exemple, l’obligation d’assumer les coûts d’élimination, supportés par le con
sommateur, après la mise au rebut du bien considéré peut influer sur la décision d’achat du client. L’entreprise qui a investi dans la R&D pour proposer des produits « propres » et donc moins pénalisant pour ses clients gagnera probablement des parts de marché et donc réalisera de meilleurs résultats financiers que ses concurrents. Ce concept réfère au Design for Environment (DfE) des produits, i.e. la prise en compte, dès les phases de R&D de l'ensemble du cycle de vie du produit, dont son élimination. L’investissement dans des technologies ou des procédés de production moins polluants confèrent de la valeur aux produits à l’instar de l’agriculture biologique. Le coût de production est souvent plus élevé de part la main d’œuvre ou une production moins intensive par exemples, mais il se compense avec la réduction d’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques. Par ailleurs, les pratiques de l’agriculture biologique aboutissent généralement à une diminution des ruissellements de polluants nuisibles pour les ressources en eau, réduisant ainsi les coûts sociaux, i.e. externes. Le consommateur de produits biologiques a le sentiment de participer à la préservation de l’environnement et de protéger sa santé en mangeant des produits « sains » et est prêt à acquitter un montant supérieur.
Des possibilités de rentabiliser les coûts d’investissement « propres » et d’obtenir des gains environnementaux et financiers existent !
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