06 avril, 2009

L'intégration, un choix !

Roche ltée, grande entreprise d'ingénierie-conseil, basée à Québec, elle aussi tient compte des externalités sans y être incitée financièrement et sans obligation légale. Volontairement socialement responsable, l'organisation met un point d'honneur à considérer les impacts environnementaux de tous ses projets. Roche a ainsi développé une réelle expertise en terme d'évaluation environnementale. Lors de projet tel que la construction de l'échangeur sur l'autoroute Robert Bourassa, l'entreprise a ainsi amené à la construction d'un tunnel permettant le passage des petits animaux sous l'autoroute afin de limiter le dérangement de leurs habitudes par la voie routière, ou encore le maintien d'une retenue d'eau existante malgré les complications impliquées.

Nous ne rentrerons pas dans le débat anti-bétonisation, i.e. ne remettrons pas en cause l'impact environnemental de la construction elle-même d'une autoroute, même si celle-ci dénature l'environnement quel que soit le degré de prise en compte des impacts environnementaux. En effet, comme la définition du développement durable du Rapport Brundtland le suggère, il ne s'agit pas d'arrêter de vivre aujourd'hui, de se priver pour aider l'environnement, mais bien de « répondre aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Dès lors, si le besoin de la construction d'une autoroute se fait sentir...pourquoi pas ? Tant que les externalités sont minimisées. N'oublions pas que toute activité engendre un impact environnemental. Le but est seulement de le réduire au maximum, pas d'arrêter de vivre !

La responsabilisation, la recherche et l'implication de chacun dans l'environnement pourront-t-elles permettre, à elles seules, de laisser un environnement vivable pour les générations futures ?

18 commentaires:

  1. La construction ou la réfection routière est souvent à l’origine de plusieurs problèmes de nature psychosociale. On retient surtout l'expropriation, la déstructuration du milieu agricole ou urbain et l'étalement urbain. Les externalités négatives qui découlent souvent de l’expropriation sont la diminution de la qualité de vie, le stress et éventuellement une perte financière énorme lors de la vente de propriété. Aussi faut-il ajouter que lorsque le déménagement d’une résidence n’est pas nécessaire, la proximité de la route peut engendrer des problèmes de bruit (pollution sonore), de poussière ou des craintes quant à la sécurité des habitants. Quant aux externalités négatives du déstructuration du milieu agricole, on peut citer la perte de la production agricole due à l’abandon des terres qui deviennent inaccessibles ou à cause de la présence trop importante d’infrastructures.
    A votre avis, comment pourrait-on intégrer tous ces problèmes psychosociaux dans la notion de développement ?

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  2. Pourquoi ne pas rendre obligatoire l'intégration des externalités? Quels sont les points de vue des parties prenantes sur cette question; partagez-vous leurs opinions?

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  3. L’un des points fondamentaux de votre démarche consiste à mettre sur un pied d’égalité les émissions de gaz à effet de serre qui prennent directement place au sein de l’entité (qui sont, d’une certaine manière, de sa responsabilité juridique ou territoriale directe) avec les émissions qui prennent place à l’extérieur de cette entité, mais qui sont la contrepartie de processus nécessaires à l’existence de l’activité ou de l’organisation sous sa forme actuelle. La comptabilisation simultanée des émissions internes et externes nous amène inévitablement à nous interroger: devons-nous nous considérer responsable de toutes les émissions de gaz à effets de serre?

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  4. Précision par rapport au premier post:
    A votre avis, comment pourrait-on intégrer tous ces problèmes psychosociaux dans la notion de développement durable?

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  5. Les externalités sociales, telles que celles liées à l'expropriation, sont difficiles à quantifier. Des études comme celles de Gale & Gale (2006) ont montré la complexité de ce type d'évaluation. Cependant, il est envisageable de prendre en compte ces externalités via les méthodes utilisées pour quantifier les coûts externes liés à l'environnement, i.e. le coût de contrôle ou l'estimation du coût du dommage subi. La prise en considération de ces externalités constituerait l'intégration des coûts sociaux en plus des coûts environnementaux. Ainsi, les trois piliers du Développement Durable (social, économique et environnemental) seraient pris en compte. Cette approche serait sans doute optimale pour la société.

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  6. En ce qui concerne une plus grande législation, imposant l'intégration des coûts externes, les avis des parties prenantes sont assez mitigés :
    - la société est plutôt pour mais l'opinion publique a tendance à considérer que l'internalisation est un dû, ne requérant donc pas forcément de législation (les entreprises devraient le faire par elle-même)
    - la plupart des entreprises refusent l'idée d'internaliser leurs externalités de part la peur du surcoût engendré notamment. Et ce, même si la notion de Responsabilité Sociale et Environnementale, la divulgation volontaire telle que le GRI, ou les certification ISO 14000 sont de plus en plus utilisées.
    - l'Etat est pour ou contre selon les pays et les orientations politiques. En effet, certains gouvernements tiennent à limiter l'interventionnisme d'Etat. Par ailleurs si un certain lobbying est sans doute exercé par les entreprises afin de limiter la législation, un même lobby existe de par les associations de protection de l'environnement, les citoyens en général, etc.
    Nous pensons que la législation est un moyen sûr d'atteindre l'internalisation les coûts externes. Cependant, est-ce bien nécessaire ? L'idéal nous semble être une prise de conscience des entreprises de la nécessité d'internalisation et une éventuelle aide/soutien (information, soutien technique tel que pour la mesure, etc.) gouvernementale afin de les guider dans ce sens. Cependant, l'urgence de la situation actuelle, notamment en terme de Gas à Effet de Serre (GES) rend la situation plus difficile : est-ce que les entreprises choisiront l'internalisation à temps pour nous sauver des dommages climatiques ? ou ne vaut-il pas mieux imposer des lois, marché, règlementations permettant de s'assurer d'une prise en considération immédiate du coût des externalités environnementales ? Nous pensons qu'en terme de GES, l'intervention gouvernementale (et internationale) est nécessaire. Cependant, il nous paraît évident que la responsabilisation de chaque entreprise en terme d'émission de GES doit se limiter à leurs émissions et indirectement (via le prix d'achat) aux émissions engendrées par la production/transport de leurs matières premières. Il ne s'agit là que d'une allocation adéquate des coûts externes selon leurs inducteurs de coûts ! Notions très bien maîtrisée par les comptables de management.

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  7. BLOC 1
    MARIE-LAURENCE PARADIS

    Notre planete est de plus en plus en danger, et nous devons faire quelque chose pour la sauver!
    La comptabilisation des coûts environnementaux pourraient être une solution a cette situation. Depuis que les entreprises sont des agents très polluants de la planète, et qu’elles provoquent diverses externalités qui sont la majeure parti du temps avec des répercussions négatives plutôt que positives, il est temps qu’elle prennent conscience de leurs impacts sur la société et qu’elles prennent des mesures a cet effet.

    Il est certain, tout comme énoncé dans le blog, qu’il serait souhaitable que la mentalité des entreprises change et que leur comptabilité s’adapte a la situation d’aujourd’hui. Par contre, ces changements engendreront des investissements considérables mais qui seront très bénéfiques par la suite.

    Je trouve que l’internalisation des coûts des différentes externalités est très pertinente et se doit d’être davantage appliqué. Cependant, difficile d’évaluer ces coûts! Je propose donc que les entreprises réévaluent les différents processus de leur organisations et qu’ils voient quel effet chaque activités peut avoir sur l’environnement et quels autres moyens ou méthodes ils peuvent prendre pour éliminer ou réduire cet impact. Ainsi, les coûts de recherche et développement de ces nouvelles méthodes pourraient être inclus dans l prix des produits. De plus, tous ces procédés entreraient dans une optique de développement durable et on pourrait peut-être réussir a atteindre une production propre t ainsi réduire l’émission de pollution et les coûts que la société doit supporter et ainsi avoir une meilleure qualité de vie en tant que société.

    Cette proposition serait plus facilement applicable a une entreprise en démarrage, vu qu’elle en est encore au stade de définition de production et tout, cependant, les entreprises bénéficieraient grandement de cette approche. Cela leur permettraient de maximiser l’utilisation de leur ressources, donc une diminution des coûts et une augmentation des bénéfices.

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  8. Le blog EcoManagementlogie nous présente en plusieurs posts l’intégration à la comptabilité de management les coûts environnementaux. Notre blog traite de la méthode du Target Costing, ses limites, ses avantages et ses prolongements.

    Intéressons nous justement aux liens qui existent entre la méthode du coût cible et les autres méthodes de calcul de coût. Lorsque nous avions étudié la conception à coût objectif (il s’agit d’une approche fonctionnelle des produits). Nous nous étions rendu compte que cette méthode avait le mérite de réduire les coûts sans pour autant négliger d'autres aspects tel que la pollution et le gaspillage. Une vision qui ne s’intéressait pas uniquement à la réduction des coûts et par conséquent qui pouvait intégrer l’impact d’externalités négatives (ex : la pollution). Il est important de savoir que l’application du Target Costing se base sur des enquêtes consommateurs, il pourrait être intégrer lors de ces enquêtes des questions incorporant une approche plus environnemental. De combien le client serait-il prêt à augmenter le prix si l’entreprise s’engageait à réduire son impact sur l’environnement lors de la phase de production ou même de son recyclage. En définitive une approche intégrant les coûts sur le cycle de vie du produit pourrait être faite.

    Benoit SCHAMBOURG BLOG 2

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  9. Bonjour,

    Dans ce blog vous démontrez que l’amélioration de l’image de marque obtenue par l'entreprise grâce à ses efforts pour préserver l'environnement peut aboutir à une augmentation de la part de marché.

    Il se trouve notre équipe travaille sur le sujet Target Costing, nous consacrons d'ailleurs un Blog à ce sujet (targetcosting.blogspot.com). Pensez-vous que cette satisfaction du client par les efforts de préservation de l'environnement puissent être intégré dans la méthode?
    En fait, lors de l'application de la méthode des coûts cibles une des étapes est de décomposer le produit en fonctions (c'est-à-dire les services rendus), par exemple pour un aspirateur : la puissance d’aspiration, la mobilité, le confort d’utilisation, le niveau sonore… Ne pourrais-t-on pas dans cette étape intégrer la préservation de l'environnement comme fonction afin par la suite d'interroger les consommateurs potentiels sur l’importance qu’ils leur accordent. Je pense que cela pourrait conscientiser beaucoup d'entreprises sur cet enjeux et pourrait être d'autant plus bénéfique.

    Ronan AUDO

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  10. Bloc 3 Kamal Racine

    Les PME, contexte d’entreprise dominant dans l’industrie, est souvent le mal aimé de par sa structure organisationnelle simpliste qui est souvent «regardé de haut» de la part des observateurs. Elle est fréquemment accusée de n’avoir aucun poids social, devant se concentrer exclusivement sur son petit marché afin de subvenir à ses besoins.

    Il est donc extrêmement intéressant de faire le lien entre l’ «ecomanagement» et les PME, car ce type d’orientation environnementale est véhiculé au sein des grandes entreprises publiques et privées mais est laissé pour contre auprès des PME car on ne considère pas que ces dernières ont les ressources nécessaires.

    La question qui tue mes amis : Les PME ont-elles avantage($) à orienter leur gestion vers l’«ecomanagement»?

    La réponse est difficile à donner sans un travail exhaustif, néanmoins plusieurs facteurs nous pousse à penser que l’«ecomanagement» n’est pas l’apanage exclusif des multinationales et des grandes sociétés publiques.

    L’approche «micro» des PME peut tout simplement profiter des 4R que vous citez dans votre blogue : Reduce, Reuse,Recycle et Re-Gift, ces quatre postulats sont applicables à une quantité incroyable de procédés et permettent d’avoir une approche coûts-bénéfices tangible.

    La clé pour Les PME est la suivante : il faut apporter des changements concrets qui amènent des retombés immédiates car la mentalité d’une PME est souvent orientée à très court terme.

    Dans cette optique, l’«ecomanagement» et tout le courant environnemental s’est raffiné au cours années passant de doctrine utopique à l’applications de moyens concret avec des retombés directes. Cela laisse croire qu’il sera facile d’appliquer ces changements à de petites structures organisationnelles telle les PME, qui à l’instar de n’importe quelle autre forme d’entreprise, cherche à maximiser ses bénéfices et diminuer ses coûts.

    Si on réussit la réalisation de ses objectifs financiers à l’intérieur d’un cadre environnemental, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’assurer la participation des PME à ce cadre de gestion qu’est l’«ecomanagement».

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  11. Dans un contexte d’intensification de la concurrence, la problématique de gestion des coûts est devenue courante et à donner lieu à de nombreux outils de comptabilité de management : target costing, Kaizen costing, budgétisation des coûts (dans un but de maitrise de ceux-ci)... Avec la crise actuelle les plans d’économie et de restructuration des grandes entreprises mondiales ont fait les titres des grands quotidiens des derniers mois : la gestion des coûts est bien la considération majeure des gestionnaires aujourd’hui.
    De ce fait, la prise en compte croissance de l’environnement a été en quelque sorte un contre-courant à la gestion des coûts, prônant une intégration de nouveaux coûts (coûts des externalités) dans les états des résultats des entreprises. Le blogue EcoManagementlogie s’inscrit clairement dans cette optique, encourageant l’intégration la plus complète possible de toutes les externalités issues de l’activité économique.

    Dans un premier temps donc, gestion des coûts et développement durable semblent s’opposer. Cependant, le but de ce nouveau courant de comptabilité de management a pour objectif, non pas d’augmenter les coûts, mais bien de les réduire, sur une échelle à long terme. La pollution d’aujourd’hui ayant des conséquences sur les coûts de dépollution de demain, tenter de les réduire, en commençant par les mesurer avant d’envisager des solutions pour réduire leur coût.

    La majeure partie des outils de mesure développés en comptabilité de management ont pour objet de maitriser les coûts, puis de les réduire : mesure du coût de revient, calculs de coûts complets, partiels cherchent à augmenter contrôler la rentabilité des services de l’entreprise pour qu’elle reste compétitive.

    L’intégration des externalités liées à la pollution n’implique pas nécessairement de nouveaux outils de mesure : il faut tout d’abord intégrer les coûts supplémentaires dans les outils de mesure existants, puis ensuite vérifier l’efficacité de ces outils dans la réduction des coûts liées à la pollution.

    Pour conclure, on observe un intérêt croissant de l’ensemble des acteurs économiques pour l’intégration de systèmes de mesure de la performance environnementale des organisations, et ce malgré la crise actuelle. Cela est partiellement dû aux campagnes de sensibilisation au développement durable, qui ont réussi à faire accepter le lien entre performance économique et performance environnementale.

    Samuel VERGER, Bloc 4

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  12. J’ai choisi de rapprocher le blog Ecomanagementlogie au thème de la gestion des coûts. Il fait état dans ce blog que la pollution représente en moyenne de 2 à 20% du total des coûts opérationnel dans une entité. Il est ainsi primordial d’identifier ces coûts afin de mieux les gérer par la suite.

    Les coûts d’opportunités représentent les bénéfices à côté desquels une entreprise est passée. Investir dans l’écologie permet dans certain cas de générer des bénéfices. Ces coûts devraient ainsi être intégrés afin d’être gérés et exploités. Le principe de gestion de la budgétisation permettrait d’anticiper les revenus futurs liés à un investissement d’une entreprise dans le domaine écologique.

    Concernant les coûts internes liés à la pollution, la meilleure méthode de les gérer serait à mon sens, le target costing. Il faudrait définir un coût cible à ne pas dépasser. Les coûts internes sont généralement facilement identifiables. Il est donc possible de les cibler afin de les réduire.

    En revanche, les coûts externes sont à mon sens plus difficiles à gérer. A mon avis, les entreprises, qui cherchent à faire du profit, vont chercher à gérer les coûts qu’elles sont obligées de gérer, notamment à cause de la réglementation. Les coûts externes ne sont pas directement liés à l’entreprise, et sont supportés par la société. En partant du principe qu’une bonne gestion des coûts tend à optimiser les profits, les sociétés auraient tout intérêt à ne pas prendre en compte ces coûts externes. (Sauf si elles désirent améliorer leur image, ce qui aura un impact marketing. Il s’agirait non pas d’un coût lié à l réglementation, mais d’un coût lié à l’incitation).

    Ainsi, chercher à moins polluer permet d’optimiser la gestion des coûts et donc d’augmenter les profits.

    BLOC 4 – Matthieu Demonchy

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  13. Réponse question du BLOC 5 – Réponse au blogue 6

    Les coûts sociaux sont une dégradation environnementale pour laquelle les entreprises ne sont pas légalement responsables. Ceux-ci ont des impacts défavorables sur les êtres humains, leurs propriétés et leur bien-être. Les coûts sociaux sont donc difficiles à évaluer et à quantifier, car ils ne sont pas assumés par l’entreprise. Aussi longtemps que les entreprises ne seront pas légalement responsables de ces coûts, je ne crois pas qu’elles les considèreront. Les incertitudes par rapport à leur valorisation est encore trop importante pour que les entreprises les considèrent. Du moins, pas d’ici les 5 prochaines années.

    De plus en plus d’entreprises considèrent les coûts environnementaux dans leur entreprise, entre autre dans la prise de décision et dans la conception des produits. Toutefois ces couts (privés) étaient déjà assumés par l’entreprise, ces coûts n’étaient tout simplement pas identifier distinctement. La situation est bien différente lorsqu’on parle des coûts externes. Si une entreprise considère les coûts sociaux et qu’une autre entreprise ne le fait pas, elle aura une image plus verte auprès des consommateurs, mais est-ce que se sera assez pour combler les coûts supplémentaires liés aux externalités, j’en doute…

    Les gouvernements n’ont pas encore instaurés de réglementation sérieuse et des pénalités vraiment dissuasives relativement aux quantités d’émission toxiques et de rejet des entreprises manufacturières très polluantes ou aux émissions de GEF dans le cadre du protocole de Kyoto (…ce n’est pas fait!). Se serait déjà un début pour limiter les coûts sociaux. Je crois que d’ici 5 ans, les instances gouvernementales auront fait ce pas, et que l’avènement de telles mesures fera diminuer les coûts externes.

    Je crois aussi que d’ici 10 ans, les entreprises seront responsables de leurs produits « Du berceau à la tombe ». Particulièrement au niveau des produits électroniques, chimiques et pharmaceutiques et que se sera un avancé dans la prévention des coûts sociaux. Mais le jour où une entreprise sera responsable de la disparition d’une espèce animal ou de la dépollution d’une rivière n’est à mon avis pas dans un avenir rapproché. La valorisation des externalités est encore trop difficile à faire et le fait de déterminer à qui exactement incombe la responsabilité du dommage à la société est trop risqué et difficile à faire.

    Véronique Guay

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  14. Bloc 5
    MélanieG
    Bonjour,
    Votre blogue touche un sujet qui commence à prendre de l’importance au niveau mondial. En fait, depuis la ratification de plusieurs pays au protocole de Kyoto, une importance plus grande est accordée au respect de l’environnement et par le fait même, à la diminution de l’émission des gaz à effet de serre. Pour le moment, le processus de protection de l’environnement et de réduction des externalités dans les entreprises est encore à niveau presque embryonnaire. D’ici 5 à 10 ans, les gouvernements vont s’être investis d’avantage dans la règlementation concernant les rejets polluants résultant des activités des entreprises. Il y aura sans doute des amendes et des pénalités se rattachant à la pollution des entreprises. Pour le moment, des discussions concernant des amendes et des pénalités ont eu lieu entre les membres des divers gouvernements dans plusieurs pays à travers le monde. Au Canada, rien de tout cela n’a été mis en place jusqu’à maintenant, mais on prévoit le faire dans les prochaines années. Dans 5 à 10 ans, lorsque tout cela sera en place, les entreprises vont avoir une plus grande préoccupation à diminuer leurs externalités et les rejets polluants car ceux-ci vont leur couter cher en termes de dollars. On parle de la bourse du carbone qui devra faire son apparition dans les prochaines années. Encore une fois, dans 5 à 10 ans, les entreprises polluant plus que les normes préétablies vont avoir la possibilité d’acheter des crédits carbones provenant des entreprises qui polluent moins que les normes fixées. Les entreprises polluantes vont se rendre compte qu’il est beaucoup plus payant de polluer moins pour ainsi avoir la possibilité de vendre les crédits carbone en trop aux autres. Souvent, ça prend un coût relié à une action pour faire réagir d’avantage les gens.
    D’ici 5 à 10 ans, en plus d’avoir une règlementation plus sévère, plus de campagnes de conscientisation vont avoir eu lieu et les gestionnaires devraient comprendre la relation entre la réduction des rejets polluants et des externalités avec la création de valeur. En effet, plusieurs gestionnaires ignorent actuellement que le fait de comptabiliser les coûts environnementaux peut engendrer des bénéfices par la suite. En ayant un plan « vert », cela améliorer l’image de l’entreprise et encourage les gens à y faire leurs achats. De plus, le fait de réduire le gaspillage des ressources, de réduire les rejets polluant et de réutiliser les ressources diminuent les coûts de production. En diminuant les rejets polluant par exemple, l’entreprise à moins à faire pour décontaminer ces rejets.
    D’ici 5 à 10 ans, les entreprises vont s’efforcer d’utiliser de l’énergie renouvelable, ce qui va contribuer à diminuer de beaucoup la pollution. Beaucoup d’innovations vont être trouvées pour être capable d’utiliser cette énergie renouvelable dans l’entreprise sans compromettre les activités. En imposant des amendes et des pénalités, les gestionnaires vont être plus enclin à apporter des innovations dans les procéder des organisations pour consommer moins également car ils devront payer cher pour la pollution.
    Je suis très optimiste en ce qui concerne l’avenir de la comptabilité environnementale, elle va avoir sa place dans toutes les organisations d’ici 5 à 10 ans.

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  15. En réponse à Marie-Laurence :

    L'approche que tu proposes est connue sous le nom de Life-Cycle Analysis (LCA). Il s'agit d'une méthode d'identification et de traçage des impacts ou coûts (on parle alors d'un Life-Cycle Costing) pouvant comprendre les aspects environnementaux. Ainsi, le LCA permet à une entreprise de réfléchir sur ses procédés, à chaque étape de la création/production d'un produit, et donc d'envisager des moyens de production plus propres. Ceci amène donc souvent un Design for Environment par exemple, la conception du produit permettant ensuite de réduire son impact sur l'environnement.
    Cependant, je m'étonne que tu considères cette approche moins coûteuse qu'une intégration des coûts externes. En effet, à part pour les entreprises en création et d'éventuelles créations de produits, cette approche nécessite un réinvestissement, une modification du processus de production actuellement utilisé. C'est uniquement avec ce nouvel investissement pour remplacer des équipements que les externalités pourront disparaître ! Or, jeter des machines fonctionnelles pour en acheter de nouvelles sur une base presque purement environnementale risque d'être un frein majeur à cette approche !
    Ainsi, il me semble nécessaire de privilégier cette approche en ce qui concerne tous les nouveaux produits, procédés, équipements et création d'entreprises...mais en attendant la conversion totale, l'intégration des externalités au système de coûts des entreprises me paraît nécessaire.

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  16. Parfaitement d'accord avec toi Benoît ! J'espère que tu n'es pas le premier à t'intéresser au Target Costing et à avoir eu cette idée !

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  17. En réponse à Mathieu :

    Bonjour, juste quelques précisions concernant la typologie des coûts environnementaux, car il semble y avoir confusion ici.
    Les coûts liés à la pollution sont rarement internes aujourd'hui du fait du peu de règlementation en terme de pollution.
    Concernant les coûts externes, certains sont (contrairement à ce que tu dis) liés aux entreprises puisqu'ils sont, certes subis par la société, mais en partie dus à l'activité d'entreprise. Ces coûts sont considérés comme externes du fait qu'aucune loi ou règlementation ne tient les entreprises responsables de ces coûts, même quand elles en sont à l'origine.
    Je suis cependant d'accord avec toi sur le fait qu'une entreprise cherche avant tout à maximiser son profit et pourrait donc être encline à ne pas intégrer les coûts externes. Néanmoins, cette vision me paraît fonctionner plus à court qu'à long terme. Il y a des gains d'image à réaliser, c'est certain, mais, comme l'a jsutement mentionné Samuel, la gestion (qui suppose la prise en compte) des coûts permet aussi leur réduction, à long terme.
    Il pourrait donc s'agir pour une entreprise d'une stratégie à long terme : gagnant en image, réduisant un maximum ses externalités...et préparée pour les nombreuses lois et règlementations internalisant les coûts externes !

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  18. En ce qui concerne l'évaluation des externalités...nous posterons de nombreux articles à ce sujet. C'est notamment la volonté de couvrir ce sujet (que l'envergure du blog souhaité dans le cadre du cours ne nous permettait pas) qui nous pousse à maintenir ce blog ouvert et actif.

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