De nombreuses mesures incitatives sont en place depuis maintenant plusieurs années (dépendant des pays) en ce qui concerne la prise en compte des coûts environnementaux externes. Parmi celles-ci nous pouvons compter nombres de réductions d'impôts et créations de taxes diverses. Un exemple de taxe intégrant les coûts environnementaux externes est le paiement obligatoire de l'Eurovignette pour les poids lourds, taxe kilométrique dont le prix dépend des rejets (de Gas à Effet de Serre) du véhicule. Nous parlerons plus amplement de ce projet dans l'article suivant. Comme le Conseil Européen l'a noté, l'implantation de mesures incitatives et plus généralement l'intervention de l'Etat (ou des Etats) s'est imposée comme la solution à la prise en compte des coûts environnementaux externes car la responsabilisation a portée trop peu de fruits.
Au sujet des externalités environnementales, la réglementation consiste à
La multiplication récente de ce type d'interventionnisme de l'Etat, aux vues de la constation du manque de responsabilisation et d'échecs plus ou moins grand des mesures incitatives, mènent donc une internalisation forcée des coûts environnementaux externes. Cette internalisation est progressive, i.e. se réalise à mesure que les lois et règlements s'intaurent mais elle est bien présente !
Ainsi, nous pensons qu'il serait préférable pour les entreprises de considérer tous les coûts externes liés à leurs activités dès aujourd'hui, et ce, afin de tenir compte des futures implications légales de ces externalités. En effet, nous pensons qu'en l'état actuel des choses, la probabilité de vote de nouvelles règlementations forçant l'internalisation des coûts environnementaux externes est telle que ces coûts externes devraient être considérés comme des coûts internes, correspondant à ce que l'US EPA a définit comme des contingent costs, c'est à dire des coûts futurs probables.
EXAMEN BLOC 3: Julien Demers
RépondreSupprimerIntervention des gouvernements ou Comment tuer les PME?
Avant toutes choses, je dois dire ici que je suis entièrement d'accord avec le Protocole de Kyoto et les principes de responsabilités écologiques et environnementales. Là où j'ai un problème, c'est lorsqu'on veut imposer une façon de faire à tout le monde sans nuancer, sans prendre en considération le contexte dans lequel les organisations évoluent.
Ce billet m'a particulièrement interpellé ainsi que les suivants. On y traite des politiques instaurées par différents États dans le monde. Oui, il faut imposer certaines normes pour contrer l'abus. Cela est particulièrement vrai pour les grandes entreprises qui ne vivent souvent que pour le profit.
Je crois que la situation est différente pour les petites et les moyennes entreprises. En fait, souvent, ces entités disposent souvent de peu de moyens pour prendre en compte des concepts aussi compliqués que les coûts des externalités. N'oublions pas qu'il s'agit bien souvent d'entreprises familiales où les dirigeants ne disposent très souvent que de peu de connaissances en matière de comptabilité et de gestion. Vouloir leur imposer la comptabilisation des coûts environnementaux et la mise en place de stratégie de gestion environnementale reviendrait à les éliminer carrément de la carte.
Doit-on les laisser libres de faire ce qu'ils veulent? Non, je ne crois pas. En fait, je crois qu'il s'agit ici de permettre aux PME de s'adapter à cette nouvelle réalité qu'est la protection de l'environnement. Un billet de ce blogue d'ailleurs traitait des possibilités de subventions pour les entreprises voulant agir. C'est un pas dans la bonne direction. Je crois qu'en matière de petites et moyennes entreprises, il faudrait surtout axer l'approche sur la prévention et la sensibilisation. On risque d'avoir de meilleurs résultats par cette approcher puisque souvent, les dirigeants agissent en ignorance de cause.
Bloc 5: Geneviève R-B
RépondreSupprimerBonjour,
Comme nous le savons, l’environnement est un sujet d’actualité, les parties prenantes des entreprises sont de plus conscientisés sur les enjeux environnementaux. Dans le futur, cet enjeu risque de prendre de l’expansion puisqu’il y a une augmentation constante des activités industrielles (nous pouvons penser aux entreprises aériennes par exemple) et les pays ne semblent pas accorder autant d’importance qu’ils le devraient à la réduction de la pollution (nous pouvons penser au Canada, par exemple, qui au lieu d’atteindre sa réduction de GES conclut dans le protocole de Kyoto l’a plutôt augmenté). Donc, d’ici une quinzaine d’année, les gouvernements vont se rendre compte de l’urgence de la situation. Leurs interventions vont augmenter et plus d’importance sera accordé aux technologies plus vertes et aux marchés de carbone par exemple.
Je pense que dans une quinzaine d’années, il y aura plus d’interventions de l’État pour éliminer les externalités. En fait, les gouvernements n’auront pas le choix de faire pression sur les entreprises pour qu’elles en tiennent compte dans leurs coûts, car rare sont celles qui se sont responsabilisées vis-à-vis l’environnement (l’entreprise Cascades est une des rares entreprises québécoises s’étant responsabilisée elle-même face à l’environnement).
Dans un autre blogue, ils ont abordé le marché du carbone en Europe. Nous avons depuis peu un marché de carbone à Montréal, mais celui-ci n’a pas encore vraiment d’impact pour les entreprises. Toutefois, d’ici quelques années, je pense qu’il aura un rôle plus actif à jouer. Les États vont devoir instaurer des lois pour limiter les impacts environnementaux des entreprises. De nouvelles technologies vont devoir être utilisées pour vérifier les externalités des entreprises et s’assurer qu’elles respectent leurs quotas. Les entreprises qui ont déjà commencé à gérer leurs coûts environnementaux auront développé des avantages concurrentiels face à celles qui n’auront pas adaptées leurs pratiques.
De plus, l’environnement est un sujet d’actualité en ce moment, mais dans quelques années, il sera sur toutes les lèvres. Ceux qui croient que les environnementalistes exagèrent vont voir réellement leur environnement changer et des études environnementales vont démontrer qu’il est grand temps d’agir, même qu’il est tard. Les usines très polluantes, entre autres, seront pointées du doigt, leur image sera ternie et cela se fera sentir sur leur performance financière.
Également, à l’interne, les gestionnaires devront adapter leurs systèmes comptables afin de tenir compte des externalités dans la gestion de leurs coûts afin de réduire les impacts environnementaux, ainsi que sociaux. Les systèmes d’incitatifs devront être également adaptés pour motiver les employés à agir en faveur des mêmes intérêts que la direction.
Donc, je pense qu’il n’est qu’une question de temps avant que l’État intervienne davantage et que les entreprises doivent tenir compte des externalités dans leur gestion des coûts afin de rester compétitives, car on leur imposera des coûts pour tous ses impacts environnementaux néfastes.